Rabat, lundi 27 avril 2026 — Le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation a été au cœur d’une audience accordée par le ministre marocain de l’Éducation nationale à l’ambassadeur, Haut Représentant de la République gabonaise près le Royaume du Maroc SEM Abdelaziz Branly Oupolo. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les deux pays, désireux de consolider leurs échanges autour des réformes éducatives et de l’innovation pédagogique.

Au centre des discussions, la volonté exprimée par la partie gabonaise d’organiser prochainement une séance de travail entre le ministre marocain de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, M. Mohammed Saad Berrada, et Madame Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique. Cette initiative vise à approfondir les pistes de collaboration et à favoriser un partage d’expériences autour des transformations engagées dans les deux systèmes éducatifs.
L’expérience marocaine a particulièrement retenu l’attention de la délégation gabonaise. Depuis 2021, le Royaume a entrepris une série de réformes structurelles ambitieuses, mettant l’accent sur la modernisation de l’enseignement et l’intégration des nouvelles technologies. L’introduction progressive d’outils de digitalisation dans les salles de classe illustre cette orientation : les tableaux traditionnels cèdent peu à peu la place à des supports interactifs et à l’usage de rétroprojecteurs, traduisant une volonté d’adapter l’école aux exigences du XXIe siècle.

La formation professionnelle a également été évoquée comme un levier essentiel d’employabilité et de développement économique. Le modèle marocain, qui valorise un enseignement unifié et le renforcement de la formation continue, apparaît comme une source d’inspiration pour le Gabon. Cette approche s’accompagne d’une attention particulière portée à la rigueur académique, à la culture de l’effort, ainsi qu’à la promotion des valeurs de patriotisme et de citoyenneté.
Par ailleurs, la lutte contre l’abandon scolaire figure parmi les priorités partagées. Les autorités marocaines ont mis en place des initiatives visant à rendre l’école plus attractive, notamment à travers l’intégration d’activités sportives, culturelles et artistiques telles que le théâtre, la musique ou encore la prise de parole en public. Ces activités, en suscitant des vocations, contribuent à renforcer l’engagement des élèves et à valoriser leurs talents.

Autre axe notable : l’implication croissante des associations dans la gestion du préscolaire. En partenariat avec les établissements publics, celles-ci participent activement à l’encadrement des enseignants et à l’amélioration de la qualité éducative dès le plus jeune âge.
Le Maroc met également en avant son ambition d’excellence, illustrée notamment par la réputation de ses classes préparatoires, régulièrement classées parmi les meilleures. Dans une logique d’inclusion, le concept de « classes de deuxième chance » a été développé afin d’offrir une alternative aux élèves en décrochage. Ces structures proposent un enseignement axé sur l’essentiel, combiné à des formations pratiques orientées vers des métiers.
À l’issue de cette audience, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider un partenariat durable, fondé sur l’échange de bonnes pratiques et la co-construction de solutions adaptées aux défis éducatifs actuels.
