Rabat, 8 juin 2026 – La capitale marocaine accueille du 8 au 11 juin 2026 le 45e Symposium de l’Assemblée Générale Annuelle de la Banque de Développement Shelter Afrique (ShafDB), placé sous le thème ambitieux : « L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient ». Cette rencontre continentale réunit décideurs politiques, experts de l’urbanisme, institutions financières, collectivités territoriales et partenaires au développement autour d’un défi majeur : trouver les mécanismes de financement capables d’accompagner la transformation durable des villes africaines.


Dans ce cadre, le ministre gabonais de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, est arrivé ce jour à Rabat afin de prendre part aux travaux de cette importante assemblée générale. À son arrivée, il a été chaleureusement accueilli par Son Excellence Abdelaziz Branly Oupolo, Ambassadeur Haut Représentant de la République gabonaise près le Royaume du Maroc, ainsi que par les représentants de Shelter Afrique.

La participation du ministre témoigne de l’intérêt stratégique accordé par le Gabon aux questions liées à l’habitat, à l’aménagement urbain et à la recherche de solutions innovantes pour répondre à la croissance démographique et aux besoins croissants en infrastructures urbaines.
Un rendez-vous décisif pour l’avenir urbain du continent
Le symposium intervient à un moment charnière pour l’Afrique. Alors que les villes africaines figurent parmi les espaces urbains connaissant la croissance la plus rapide au monde, elles sont confrontées à des défis considérables : déficit de logements, pression sur les infrastructures, vulnérabilité climatique, accès inégal aux services de base et difficultés de mobilisation des ressources financières.
Dans le même temps, les engagements internationaux, notamment l’Accord de Paris sur le climat, les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, imposent une accélération des efforts en faveur d’un développement urbain durable. Pour les participants, l’enjeu est désormais de passer des déclarations d’intention à des mécanismes concrets permettant de financer des villes plus inclusives, plus vertes et mieux préparées aux chocs climatiques et économiques.
Le symposium de Rabat se présente ainsi comme une plateforme privilégiée d’échanges d’expériences et de réflexion stratégique. Les discussions porteront notamment sur la mobilisation des capitaux publics et privés, les partenariats innovants, le financement du logement abordable, ainsi que le rôle croissant des collectivités locales dans la planification urbaine.
Le défi du financement au cœur des débats
Au-delà des questions techniques, le principal enjeu du symposium demeure celui du financement. Selon plusieurs institutions internationales, les besoins d’investissement urbain en Afrique se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de dollars au cours des prochaines décennies.
Face à cette réalité, les participants devront explorer de nouvelles approches capables de combler le déficit de financement tout en garantissant l’inclusion sociale et la durabilité environnementale. Il s’agit notamment d’encourager les investissements verts, de renforcer l’accès aux financements climatiques, de développer les marchés financiers locaux et de favoriser une meilleure participation du secteur privé.
Pour les États africains, la réussite de cette transition urbaine représente bien plus qu’un enjeu d’aménagement du territoire. Elle constitue une condition essentielle pour soutenir la croissance économique, réduire les inégalités et améliorer la qualité de vie de millions de citoyens.
Une participation gabonaise porteuse d’ambitions
La présence du ministre gabonais Mays Mouissi à Rabat s’inscrit dans cette dynamique continentale de partage d’expériences et de recherche de solutions adaptées aux réalités africaines. À travers sa participation aux travaux de Shelter Afrique, le Gabon entend renforcer sa coopération avec les institutions financières et les partenaires du développement afin d’accélérer ses projets de modernisation urbaine et d’amélioration de l’offre de logement.

Alors que l’Afrique s’urbanise à un rythme sans précédent, le symposium de Rabat pourrait marquer une étape importante dans la définition d’un nouveau modèle de développement urbain fondé sur l’inclusion, la résilience et l’innovation financière. Les conclusions de cette rencontre sont attendues avec intérêt, tant elles pourraient influencer les politiques urbaines du continent pour les années à venir.
