À Libreville, le 17 mars 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu au palais présidentiel une délégation d’investisseurs britanniques conduite par Calvin Bailey. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations économiques entre le Gabon et le Royaume-Uni, avec en toile de fond une volonté affirmée de diversification économique.

Des investissements ciblés sur des secteurs stratégiques
Les échanges ont porté sur plusieurs projets d’investissement, notamment dans les secteurs miniers et de l’éco-tourisme. Ces domaines sont considérés comme prioritaires par les autorités gabonaises, soucieuses de réduire la dépendance structurelle du pays aux revenus pétroliers.
Les investisseurs britanniques ont mis en avant des partenariats dits « gagnant-gagnant », axés sur la création de valeur locale, la stimulation de la croissance et la génération d’emplois durables. L’accent a également été mis sur l’insertion professionnelle des jeunes, un enjeu central dans un contexte de pression démographique croissante.

L’éco-tourisme, un levier de transformation économique
Le développement de l’éco-tourisme apparaît comme un axe stratégique majeur. Le Gabon, reconnu pour la richesse de sa biodiversité et ses politiques de conservation, dispose d’un avantage comparatif significatif. Avec plus de 80 % de son territoire couvert de forêts et un réseau de parcs nationaux parmi les plus vastes d’Afrique, le pays se positionne comme une destination potentielle de premier plan pour un tourisme durable.
Une volonté politique de passer à l’action
Lors de cette rencontre, le chef de l’État gabonais a insisté sur l’urgence de concrétiser les engagements pris. Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé à une accélération de la mise en œuvre des projets, soulignant la nécessité de résultats tangibles à court terme.

Cette initiative illustre l’ambition du Gabon de s’imposer comme un hub économique en Afrique centrale, tout en amorçant une transition vers un modèle de développement plus durable et résilient.
En perspective, le succès de cette stratégie dépendra de la capacité du pays à transformer son capital naturel en richesse économique, sans compromettre ses engagements environnementaux un équilibre délicat mais crucial pour l’avenir du secteur de l’éco-tourisme.
