Libreville — Longtemps considérée comme l’un des dossiers les plus complexes de l’administration gabonaise, la question foncière connaît aujourd’hui une accélération significative. Sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement intensifie les actions visant à faciliter l’accès des citoyens à la propriété, un enjeu majeur face à l’urbanisation rapide du Grand Libreville.

Une mobilisation gouvernementale pour débloquer le foncier
C’est dans ce contexte qu’une séance de travail ministérielle, présidée par le vice-président du gouvernement Hermann Immongault, s’est récemment tenue afin d’évaluer l’avancement de l’opération nationale de régularisation foncière. Cette rencontre de haut niveau a permis de faire le point sur un chantier présenté comme prioritaire par l’exécutif.
Depuis plusieurs années, l’accès aux titres de propriété se heurte à des lenteurs administratives et à l’accumulation de dossiers en attente. Désormais, les autorités affichent une volonté claire : lever les blocages bureaucratiques et instaurer une gestion plus transparente et plus efficace du foncier urbain.
L’objectif est double : sécuriser juridiquement les occupants de terrains et rétablir la confiance entre l’administration et les citoyens.

Des résultats déjà visibles sur le terrain
Les premiers résultats témoignent de l’ampleur de la mobilisation engagée. Selon les données communiquées lors de la réunion, 75 000 dossiers fonciers ont déjà été recensés et traités dans le cadre de cette vaste opération de régularisation.
Le ministre de l’Habitat, Mays Lloyd Mouissi, a par ailleurs annoncé une avancée notable : plus de 8 000 décisions de cession ont été produites au profit des citoyens gabonais. Ce chiffre devrait atteindre 10 000 décisions dans les deux prochaines semaines, signe de l’accélération du processus administratif.

Pour le gouvernement, ces décisions ne constituent qu’une étape. L’enjeu central reste la transformation rapide de ces actes administratifs en titres fonciers définitifs, afin de sécuriser durablement la propriété des bénéficiaires.
Résorber les dossiers en souffrance
Une attention particulière est également portée aux nombreux dossiers en attente au sein de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC). Certains de ces dossiers stagnent depuis plusieurs années, alimentant frustration et méfiance chez les usagers.
En s’attaquant à cet héritage administratif, l’exécutif entend assainir le système foncier et accélérer la délivrance des titres.

Une réforme structurelle du foncier urbain
Au-delà des résultats immédiats, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de réforme du foncier urbain. L’objectif fixé par les autorités pour 2026 est ambitieux : atteindre rapidement le cap des 50 000 titres fonciers délivrés.
Pour le gouvernement, la sécurisation de la propriété foncière constitue un levier essentiel de développement. Un titre de propriété permet non seulement de protéger les familles, mais aussi de favoriser l’investissement, l’accès au crédit et la stabilité sociale.
