Un climat de tension persiste au sein du secteur de la formation professionnelle, où le non-paiement des primes de vacation cristallise les mécontentements. Au cœur du différend : des engagements annoncés par la Direction générale de la formation professionnelle et une situation qui tarde à se régulariser.

La coalition dénonce un revirement
Parmi les principaux points de discorde figure le non-versement des primes de vacation, pourtant promises selon les représentants des formateurs.
Edmond NGADI, représentant de la coalition, exprime sa déception face à ce qu’il considère comme un revirement inattendu :
« Nous avons été surpris d’entendre que le paiement de ces vacations n’était plus de son ressort. Nous avons été désagréablement surpris de constater que les promesses faites concernant le paiement des vacations ne sont plus assumées. Aujourd’hui, nous avons le sentiment de ne plus avoir d’interlocuteur valable pour résoudre cette question. »
La Direction générale rassure
Face à ces accusations, le Directeur Général de l’Agence Nationale de Formation et de l’Enseignement Professionnel (ANFEP), ARIAN Nestor LENDZONDZO, reconnaît l’existence d’incompréhensions, tout en se voulant rassurant.
« Je sais qu’il y a eu quelques incompréhensions dues à une mauvaise information. Mais lorsque nous disposons des bonnes informations, ce que nous allons faire, c’est payer ces vacations le moment venu. Le dossier est actuellement sur la table et en cours de traitement. Nous allons résoudre ce problème. »
Le responsable souligne que le processus administratif suit son cours et que la régularisation des paiements est en bonne voie.
Un appel au dialogue social

Au-delà de la question financière, le Directeur Général insiste sur la nécessité de maintenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux.
« La philosophie du Chef de l’État, c’est le dialogue. Notre ministère est également chargé du dialogue social. C’est à travers le dialogue que l’on peut se comprendre et résoudre un certain nombre de problèmes. »
Un appel à l’apaisement lancé dans un contexte où la reprise normale des cours dans les centres de formation professionnelle dépend étroitement d’un accord entre les différentes parties.
Vers une sortie de crise ?
Alors que les formateurs attendent des actes concrets, l’administration assure que le dossier est en voie de règlement.
Reste désormais à savoir si les discussions permettront rapidement de trouver un compromis, afin que les activités pédagogiques reprennent dans un climat serein au sein des centres de formation professionnelle.
