New York, 26 septembre 2026 — À la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Gabon a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, au respect du droit international et à une gouvernance mondiale plus équitable. Porteuse du message du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargée de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Édith Tassyla-Ye-DoumbénénY, a exposé les principales priorités diplomatiques de Libreville.

Placée sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous », cette session se tient dans un contexte marqué par les conflits, les tensions géopolitiques, les inégalités, le changement climatique et les crises humanitaires.
Restaurer la confiance
Pour le Gabon, la confiance entre les nations passe par le respect de la Charte des Nations Unies et des principes du droit international, notamment la souveraineté, l’intégrité territoriale et la non-ingérence.
Libreville a également réaffirmé son soutien à la dynamique impulsée par la résolution 2797 (2025) concernant le différend régional sur le Sahara marocain, sur la base du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Paix et sécurité : l’Afrique au premier plan
Le Gabon appelle à renforcer l’action collective en faveur de la paix et de la sécurité, notamment dans le Golfe de Guinée, espace stratégique pour le commerce international et la stabilité régionale.
Membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, Libreville a également insisté sur la mise en œuvre de la résolution 2719 du Conseil de sécurité, relative au financement des opérations africaines de maintien de la paix.
Le Gabon a, en outre, renouvelé son appel à une réforme du Conseil de sécurité. Pour Libreville, l’Afrique doit bénéficier d’une représentation accrue, y compris parmi les membres permanents, afin de participer davantage aux décisions concernant la paix et la sécurité internationales.

Transformation et développement
Sur le plan national, la ministre a présenté le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 comme un instrument majeur de transformation sociale, économique et environnementale.
Le développement des infrastructures, l’amélioration des conditions de vie, la diversification de l’économie, la transformation locale des ressources naturelles, le transfert de technologies et le renforcement des capacités nationales figurent parmi les priorités annoncées.
Le Gabon plaide également pour une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès des pays en développement aux financements, notamment climatiques.
Forêts, climat et numérique
Fort de son important couvert forestier, le Gabon demande une meilleure valorisation des services écosystémiques rendus par ses forêts et un accès à des financements climatiques justes, prévisibles et durables.

La transformation numérique a également été abordée. Tout en reconnaissant les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les technologies émergentes, Libreville souligne les risques liés à la cybercriminalité, à la désinformation et à la protection des données personnelles. Le Gabon appelle ainsi à un encadrement international plus efficace.
Pour un multilatéralisme inclusif
Enfin, le Gabon a réaffirmé sa vision d’un multilatéralisme « inclusif et réformé », attentif aux aspirations des peuples, notamment celles des femmes et des jeunes. Libreville a également renouvelé son soutien à Cuba et aux appels en faveur de la levée de l’embargo visant l’île.
Au terme de son intervention, Marie-Édith Tassyla-Ye-DoumbénénY a réaffirmé la volonté du Gabon de contribuer à la construction d’un ordre international plus pacifique, plus juste, plus équitable et plus solidaire.
