Rabat, le 20 mai 2026 – La deuxième Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone s’est tenue à Rabat, sous la co-présidence du Maroc et de la France, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies. Cette rencontre de haut niveau a réuni ministres, diplomates, responsables militaires et experts internationaux autour des nouveaux défis liés aux opérations de paix dans l’espace francophone.

Placée sous le thème « Maintenir la paix et la sécurité internationales dans un monde en mutation : les nouveaux enjeux des opérations de paix en environnement francophone », la conférence a permis d’engager une réflexion approfondie sur l’adaptation des mécanismes onusiens de maintien de la paix face à l’évolution des crises sécuritaires et géopolitiques.

Dans un contexte international marqué par la montée des menaces asymétriques, l’instabilité régionale et la persistance du terrorisme, les participants ont examiné les moyens de renforcer l’efficacité des Opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations unies. L’espace francophone concentre aujourd’hui près de la moitié des missions onusiennes déployées à travers le monde, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette concertation ministérielle.
Les échanges ont notamment porté sur l’adaptation des mandats des Casques bleus, l’amélioration des capacités opérationnelles sur le terrain et le renforcement de la formation des contingents issus des pays francophones contributeurs de troupes.
Le Gabon a pris part à cette rencontre à travers la participation de la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbéneny. Sa présence a illustré l’engagement du Gabon en faveur du multilatéralisme, de la prévention des conflits et du soutien aux initiatives internationales de paix et de sécurité. Un accent particulier a également été mis sur le renforcement de la participation des femmes dans les questions liées à la paix et à la sécurité.

La cheffe de la diplomatie gabonaise s’est particulièrement illustrée lors de la conduite des travaux du premier panel thématique consacré au renforcement du maintien de la paix, axé sur les réponses aux défis et menaces émergentes à l’aune des réformes en cours au sein des Nations unies. Son leadership, ainsi que la pertinence de ses interventions, ont été salués.
En marge de la conférence, la ministre gabonaise a eu un entretien bilatéral avec la vice-ministre autrichienne et ambassadrice chargée des affaires politiques. Candidate à un siège au Conseil des Nations unies, l’Autriche a sollicité le soutien du Gabon en vue du vote prochain à l’ONU. Vienne, fortement engagée dans la promotion de la paix et les questions liées au changement climatique, entend renforcer sa coopération avec Libreville sur plusieurs dossiers internationaux.

La ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbéneny a assuré du soutien du Gabon à cette candidature, tout en annonçant la tenue prochaine d’une réunion plus formelle pour approfondir les discussions. Elle a également présenté les priorités définies par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment la transformation locale des minerais, la protection de l’environnement, la recherche de solutions au conflit homme-faune ainsi que la formation des jeunes diplomates.
Au terme des travaux de la deuxième Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone, plusieurs résolutions ont été adoptées à travers la Déclaration de Rabat. Les États participants y ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la concertation au sein des Nations unies, de l’Organisation internationale de la Francophonie et des autres instances internationales compétentes, afin de renforcer l’efficacité des opérations de maintien de la paix selon une approche à la fois politique, opérationnelle et pragmatique.
